Les Gardiens d’Erûsarden – Lumière – Alexandre Vaughan

Sorcasard, le continent où cohabitent les humains, les Sorcami (hommes-sauriens) et les Nains n’a plus connu de conflit d’importance depuis plus d’un siècle. Tout au plus quelques escarmouches entre les seigneurs pour des conflits frontaliers. Ces conflits sans importance permettent à des mercenaires comme Aridel de louer leurs services.

Omirelhen, au sud du continent est désormais un royaume. Leotel, troisième du nom, y règne de son palais dans la cité de Niûrelhin. Shas’ri’a ou Shari, princesse de Sûsenbal, arrive à la cour comme ambassadrice de l’empire des îles orientales. Peu de temps après, un autre visiteur, Itheros, Ûesakia des Sorcami arrive à son tour à la cour.

Rapidement, les événements vont se précipiter. La guerre, déclenchée par le mystérieux baron Oeklos de Setosgad, son armée de Sorcami et son arme magique, s’étend sur Fisihmen et menace de se répandre sur tout le continent. Sortelhûn et Setirhelen son directement menacés.

Contre la menace, le roi Leotel confie à Shari et maître Nidon la mission de trouver comment neutraliser l’arme du Baron, et charge son fils Sunir d’organiser la défense du royaume et préparer une contre offensive par la mer.


Aridel, le mercenaire, après les premières attaques des Sorcami a fui Fisimhen et, accompagné du mage Domiel rencontré pendant sa fuite rejoint l’armée Sortelune pour participer la défense de Sortelhun et Setirehlen.


Menacés de toutes parts, les états de Sorcasard pourront-ils résister à la menace du Baron Oeklos et de de ses alliés Sorcami. Que cherche le baron ? Conquérir Sorcasard, surement, mais s’arrêtera-t-il à la conquète de ce continent ?

Itheros le Sorcami, contraint à l’exil pourra-t-il trouver des alliés parmi son peuple, et, en joignant ses connaissances à celles de maître Nidon, du mage Domiel et de l’ambassadrice Shari , contrer les plans d’Oeklos.


Ce premier volume de la tétralogie des Gardiens d’Erûsarden nous entraîne à la découverte de Sorcasard, de batailles en batailles, sur terre et sur mer. En parallèle nous voilà lancé dans une quête du savoir des anciens, savoir indispensable pour comprendre et contrer la puissance d’Oeklos.

Le roman est construit autour des personnages d’Aridel le mercenaire, Shari la princesse ambassadrice, Sûnir le prince héritier, Domiel le mage, Ithéros le Sorcami, et Djashim l’enfant des rues. C’est à travers leurs yeux qu’il nous fait découvrir le monde d’Erûsarden.

Ces personnages, leurs histoires, leurs cheminements et leurs combats, imprègnent le récit. Leurs joies, leurs peines et leurs déchirements donnent chair aux événements qui se succèdent à un rythme soutenu. Et c’est avec plaisir que nous les retrouverons dans les volumes suivants.

Comme dans les autres livres du monde d’Erûsarden, celui-ci est accompagné de cartes et d’une chronologie à consulter sans modération au cours de la lecture.
Il est disponible Ici en version papier ou numérique..

Mémoires d’Erûsarden – Alexandre Vaughan

Mémoires… en quatre nouvelles, nous allons plonger dans le passé d’Erûsarden et découvrir les événements qui ont forgé les légendes dont se nourrissent les romans. Chaque nouvelle est un jalon de l’histoire du monde extraordinaire d’Erûsarden dont la genèse est suggérée dans le prologue. Nous y découvrirons les habitants, humains, hommes-sauriens, nains, mages, les empires et royaumes qui le composent grâce aux récits des aventures palpitantes de Wicdel, Liri’a, Fresil, Samel et Nemosor.

Hînkon Ardayn

Les terres inconnues, c’est le titre du journal de voyage de Liri’a, une jeune fille qui fuyant mariage forcé, a quitté le continent dErûsard pour se rendre en Sorcasard. Ce journal, datant de trois siècles, va conduire Wicdel, un jeune Sorûeni, que nous avons déjà rencontré dans Le trésor des Sorcami, à la découverte des merveilles de Sorcasard. Alternant entre le récit de Liri’a et les aventures de Wicdel, ponctué de cartes et d’énigmes runiques, nos deux aventuriers nous conduiront de la république de Niûsanif jusqu’au cœur de la jungle dans la fabuleuse cité des mythiques Sorcami, Sorkhoroa.

La guerre des Sorcami

Quelques années après les voyages de Liri’a, nous voilà de nouveau en Sorcasard, en compagnie de Fresil, noble sans terre de l’Empire de Dûen, soldat de l’armée venue conquérir les terres de la péninsule d’Omirehlen, dans une guerre contre les « sauvages » Sorcami. Cette nouvelle reprend le journal de Fresil, relatant la campagne militaire des dûenis contre le royaume Sorcami, jusqu’à la conquète et l’établissement du duché d’Omirelhen.

Les Nains et l’Empire

Quatre-vingt cinq ans après la guerre des Sorcami, l’empire de Dûen a quasiment conquis Sorcasard, divisé en duchés. Les Sorcami conservent le centre du continent à la suite du traité de Niûsanin. Après des années de paix, des nains venus de l’île de Ginûbal viennent de s’emparer de la ville de Leosumar au nord du duché de Sortelhun.
Samel, natif du duché, est un conscrit dans l’armée impériale qui marche contre l’armée des nains. Sorferum est un Sorcami, recueilli par les nains, ayant tout oublié de son passé.
Les combats et les rencontres des trois peuples vont nous révéler l’histoire récente du continent de Sorcasard et nous en apprendre encore un peu plus sur les mystérieux anciens.

Nemosor

Nemosor est un habitant de Dafashûn, le pays des mages, sur l’île continent de Lanerbal. Dafashûn est le pays des mages, gardiens du savoir des anciens. Nemosor, étudiant à l’université de Dafakin va trouver sur son chemin une mystérieuse société secrète qui cherche à utiliser les savoirs interdits qui ont provoqué la chute des anciens et de l’empire mythique de Blünen. Y-parviendra-t-il ?

Ces quatre nouvelles chronologiquement antérieures au Trésor des Sorcami, l’éclairent et l’approfondissent, et sont heureusement complétées par une chronologie de l’empire de Dûen. L’épilogue, éclairant à sa manière cryptique, nous projette vers le futur et introduit le cycle des Gardiens d’Erûsarden. Que de promesses.
Il est disponible Ici en version papier ou numérique..

Littératures de l’Imaginaire – Subversives par nature?

Il faut bien admettre que les littératures de l’imaginaire ou SFFF ne sont pas mise en avant par les médias français contemporains.

Les pages culture des quotidiens, hebdomadaires ou mensuels, des radios , des télévisions évoquent facilement les romans classiques ou contemporains, les romans policiers ou thrillers et même la bande dessinée considérée comme le neuvième art. Les littératures de l’imaginaire restent les grandes oubliées des médias.

Oubliées ? Est-ce vraiment un oubli ? Rassurez-vous, je n’y vois pas un complot, mais il devrait être possible de trouver une ou plusieurs explications à cette absence.

De fait l’imaginaire n’est pas totalement oublié, les films et séries inspirées par les littératures SFFF sont nombreux, connaissent de grands succès et font la une des médias. Et même si ces films et séries sont inspirées de livres les livres eux-mêmes sont assez vite oubliés.

Alors, pourquoi cette invisibilité des littératures SFFF ? L’image du lectorat de SFFF est celle d’un public adolescent plutôt masculin qui cherche avant tout une lecture d’évasion et de distraction. Cette image est facilement opposée à celle du lecteur de littérature dite classique qui a une approche plus intellectuelle et même au lecteur de romans policiers, thriller ou d’espionnage qui est plus mur et plus adulte.

Cette image, loin de la réalité, contribue à cantonner l’imaginaire à une littérature de niche qui a son utilité, comme introduction à la littérature pour un public jeune, qui adulte pourra enfin progresser vers des littératures plus sérieuses.

Et pourtant, loin d’une littérature de seconde zone, les littératures de l’imaginaire, qui ont une longue histoire, que l’on peut faire remonter aussi loin que l’épopée sumérienne de Gilgamesh en passant par l’Iliade et l’Odyssée, les romans Arthuriens, les contes et légendes de tous pays et qui vont jusqu’à des futurs lointains ou les sciences les plus complexes ont une importance prépondérante, présentent une richesse de thèmes et de récits n’ayant rien à envier aux autres formes de littératures.

Il faut reconnaître que ces littératures sont souvent déroutantes , d’autant plus dans les écrits contemporains ou l’intertextualité prend une plus grande importance et entraîne une difficulté à pénétrer certains ouvrages qui font appels à des concepts ou événements déjà connus des lecteurs assidus du genre.

Cependant, à mon sens, la véritable difficulté que rencontrent ces littératures à atteindre un lectorat et une reconnaissance plus importante est liée à leur nature intrinsèquement subversive.

Est subversif ce qui « renverse ou menace l’ordre établi, les valeurs reçues », et c’est bien la nature des littératures de l’imaginaire. Quel qu’en soit le propos politique, économique, spirituel ou religieux, tout ouvrage de SFFF a pour base un décalage avec l’ordre établi, ce n’est plus « notre monde », la base de chaque livre est en déphasage avec le monde de notre expérience quotidienne.

Ce décalage permet à l’auteur d’imaginer d’autres réalités, et au lecteur de comprendre qu’il pourrait exister d’autres possibles. « Et si … », voilà la base des littératures de l’imaginaire, et c’est sans doute aussi la base de son absence dans les médias.

« Et si… », ce ne peut pas être sérieux, et pourquoi pas de la magie tant qu’on y est ? Alors là, mon cher vous êtes en pleine science-fiction !

La bien-pensance souffre de cette incertitude et y voit instantanément une idéologie malsaine permettant toutes les dérives. Or les littératures de l’imaginaire ne se cantonnent à aucune idéologie et souvent l’idéologie ou la spiritualité soutenues par l’auteur d’un livre ne posent aucune contrainte au lecteur qui, lui, sait qu’il vient de rentrer dans un imaginaire qui est loin d’être unique et que dès la lecture terminée il pourra passer à un autre imaginaire parfois diamétralement opposé.

C’est bien là que se trouve la force de la SFFF, aussi riche et évolutive que la vie elle-même ouvrant tous les horizons, affranchie des contraintes du réel et défrichant la voie de tous les possibles.

Lisons sans limites!