Le trésor des Sorcami – Alexandre Vaughan

Ce premier roman de l’auteur nous place d’emblée dans un univers de Science Fantasy déjà bien défini avec son histoire, sa géographie, ses habitants humains et non humains dont nous découvrirons les origines tout au long du cycle entamé ici. Ce monde se nomme Erûsarden.

Roman d’aventures de voyages et de découvertes, il nous conte les aventures de Léotel et Padina, à la recherche de Wicdel, un des rares habitants du village à avoir parcouru le monde, et dont les récits constituent une source d’émerveillement pour nos deux jeunes amis. Wicdel dont la disparition mystérieuse décide la jeune Padina à suivre sa trace.

Erûsard, le continent d’où partent nos jeunes aventuriers est principalement constitué par l’Empire de Dûen, un empire de type féodal qui a jadis tenté de conquérir Sorcasard le continent des Sorcami ou hommes sauriens. Leurs aventures vont les mener au pays des mages en Dafashûn puis sur le continent de Sorcasard, leur périple s’achevant en Omirelhen.

Au cours des pérégrinations de nos jeunes héros, nous découvrons la géographie, l’histoire et les peuples qui constituent ce monde. L’auteur sème des indices qui présagent des explications que le lecteur que je suis espère découvrir dans les autres romans de la saga d’Erûsarden.

Tout ceci concourt à la mise en place d’un univers cohérent au fil d’aventures parfois déroutantes mêlant « magie » et « technologie » aux frontières mal définies. Mystérieux dragons volants, prophéties, hommes sauriens, nains, la Fantasy est bien présente sans jamais occulter la science fiction qui reste en filigrane.

Indissociable des romans prenant place dans des environnements féodaux, les luttes entre seigneurs et les batailles épiques de la dernière partie du roman contribuent à faire de ce livre un très bon roman d’aventures accessible à tous les lecteurs de littérature d’évasion.

Original tout en s’inscrivant dans la tradition de la Science Fantasy à l’instar des romans de Jack Vance ou d’Anne McCaffrey, pour ne citer que quelques exemples, ce premier roman augure de suites qui contribueront à enrichir un univers qui ne demande sans doute qu’à s’étendre dans le temps et l’espace.

Ne manquez pas les chroniques à venir sur l’univers d’Erûsarden. Les livres terminés sont disponibles sur Erusarden.fr (Gratuits en Epub). Le dernier livre en cours parait en feuilleton hebdomadaire. Bonnes lectures.

Havensele Cité Rouge – Charlotte Bona

Rouge, comme le sang. Le sang de l’humanité, ce sang que Cité a vu versé à flots lors de son éveil en temps de guerre. Ce sang que les humains continuent à répandre dans leur soif inextinguible de puissance et de pouvoir.

Alors que Mathilde s’adapte avec difficultés à sa nouvelle vie en Havensele, Thomas, Alexian et l’ensemble des émissaires continuent à essayer de contenir les conflits qui couvent entre les nations.

Moscou et ses mafias russes, le Kazakhstan et ses islamistes, Washington et ses agences plus ou moins occultes, en passant par la Suède et le Guatemala … Alexian et Thomas sont sur tous les fronts, les scènes d’action survitaminées évoquent les images des blockbusters du cinéma américain.
En dépit de leurs efforts, le cataclysme anticipé par Cité semble inéluctable.

La situation de Mathilde en Havensele est presque aussi complexe. Son caractère bien trempé provoque des conflits avec les fondateurs et avec Cité, pendant que ses relations avec Thomas et Alexian soufflent le chaud et froid… avec sensualité.

Ce troisième tome tient toutes les promesses issues des deux premiers. Nos personnages, particulièrement Mathilde et Alexian sont de plus en plus incarnés. Les personnages secondaires introduits dans les tomes précédents gagnent en épaisseur. Le fil de la narration qui semblait dirigé de façon à peu près linéaire se complexifie de boucles et de nœuds, et le dénouement pourra surprendre plus d’un lecteur.

Conclusion de la trilogie, Cité Rouge est plus sombre que les deux premiers. Toujours aussi vivant et addictif, il est difficile de résister au désir de tourner la page pour connaitre la suite. Les descriptions des lieux sont si évocatrices parfois qu’on ne peut s’empêcher de rechercher des photographies pour les comparer aux visions que l’on imagine. Le rythme trépidant auquel s’enchaînent les événements est soutenu et heureusement que l’autrice nous ménage quelques respirations dans l’intimité de ses personnages.

Si vous avez aimé les deux premiers, vous ne serez pas déçus par celui-ci, et on attend avec impatience de voir quels chemins prendra l’autrice pour ses prochains romans.

PS – Il est disponible en format numérique Kobo/Fnac, Epub, Amazon.

Existence – David Brin

De la SF tout compris

Il existe des auteurs ambitieux, David Brin est certainement de ceux-là. En terminant la lecture d’Existence je me suis posé la question :

Est-ce le roman ultime de Hard SF?

A chacun sa réponse..

Au début du roman nous sommes en 2050, la terre a connu une catastrophe nucléaire sous forme d’attaques terroristes lors du « Jour sombre ». L’environnement global a continué à se dégrader sur la lancée du réchauffement climatique, montée des eaux, océans poubelles ….
Les Etats-unis ont éclaté à la suite du « Jour sombre », la Chine est devenue la première puissance d’une économie plus mondialisée que jamais et stabilisée dans sa structure sociale par le « Superaccord » conclu entre les gouvernants réunis dans l’Union Mondiale et les puissances économiques divisant la société en dix « Ordres ». Le développement des réseaux et des Intelligences Artificielles présentes dans tous les domaines donne accès à tous à toutes les informations et a permis l’émergence de véritables personnalités virtuelles dont le rat Porfirio.
On pourrait se croire dans un roman de la Tétralogie Noire de John Brunner, autant par le fond que par la forme. David Brin se référe explicitement à Tous à Zanzibar dont il a repris la structure narrative inspirée de Dos Passos.

Une brochette de personnages principaux exceptionnelle. Premier à entrer en scène, Gérald, astronaute éboueur assisté par un singe évolué. Puis Hacker Saénder, play-boy multimillionnaire aventurier jouant à l’astronaute avec ses fusées sportives. Le personnage central, Tor Povlov, une journaliste free-lance toujours à l’affût d’informations délaissées par ses confrères. Hamish Brookeman, écrivain d’anticipation catastrophiste opposé aux dernières avancées scientifique et techniques, porte-parole du « Mouvement du Renoncement » dirigé par Tenskwatawa. Jonamine Bat Amittai, auteur de « La corne d’abondance de Pandore » dont les extraits parsèment l’ensemble du livre. Lacey Sander, mère de Hacker et membre du Premier Ordre. Peng Xiang Bin et son épouse Mei Ling, coolies chinois, subsistants de la récupération d’objets engloutis lors de la submersion de Shangai. Le professeur Noozone, scientifique Rasta Jamaïcain animateur du show « L’univers est à vous ».

On y trouve encore une entité hybride composée à partir d’un mélange d’esprit entre les autistes et les ia, ayant son propre langage à la ponctuation symbolique.

« Qu’est-ce qui compte, alors ?/? le progrès ? de nouveaux esprits ??
après le cortex et les bibliothèques : le Web, lacis, réseau-ia
— quoi encore ?/!
pour offrir l’espoir/l’échec à cette folle humanité +/?
aux brillants esprits horlas 1 +/?
ou aux hybrides-autistes tels que moi +/?
« 

Et puis des Néandertaliens recréés, des Dauphins et des singes sapiens, des cyborgs, des robots conscients.

Enfin, des extraterrestres, de toutes provenances et de toutes formes, virtuels, contenus dans des univers de poche, émissaires de civilisations lointaines, rivaux ou alliés, rivalisant de séduction pour convaincre les habitants de la terre de se joindre à eux… Mais pour quoi faire?


Et l’histoire dans tout ça.

Les histoires, car le fil narratif est multiple. Le livre se divise en huit parties, les six premières se situant dans une continuité temporelle, les deux suivantes reprenant chacune quelques années plus tard.

Dans les six premières parties, l’histoire suit les personnages, en commençant par Gerald et sa découverte d’un artefact étrange dans l’espace. D’où vient cet artefact ? Est-il vraiment extraterrestre ? Est-ce un canular ? Les destinées s’entrecroisent, mêlant recherche scientifique, aventures, explorations, enquêtes journalistiques, manipulations politiques, barbouzes, révélations médiatiques à un rythme soutenu. Se mêlent aux aventures des robots, des ia, un e-ssaim, des dauphins, des auties. D’autres artefacts venus du fond de l’histoire humaine apparaissent. Et le tout converge vers une révélation finale qui va permettre de mettre en place les deux dernières parties.
Il est difficile de parler des deux dernières parties sans dévoiler des éléments des six premières. Nous y retrouvons nos protagonistes des années plus tard, préparant l’humanité aux conséquences de la révélation finale. Nous découvrons une grande partie de l’histoire des civilisations galactiques, des conflits et batailles, et l’enjeu et les défis y sont immenses.

Des idées, encore des idées

Le thème principal du roman est Le Paradoxe de Fermi. David Brin y apporte des réponses originales qui se chevauchent et se contredisent au fur et à mesure des découvertes. Il introduit aussi une série de questions aux éventuels observateurs extraterrestres remettant en question leurs comportements supposés. Comme dans « Le cycle de l’élévation » il donne une place singulière à l’humanité au sein des civilisations galactiques.
Autour de ce thème transversal, il nous propose une vision du futur conduisant l’humanité à dépasser les catastrophes qu’elle a elle-même engendrées.
David Brin fait preuve d’un optimisme très Américain, et pour lui, c’est à partir du progrès technologique, de la liberté individuelle et de la liberté d’entreprendre que l’humanité pourra continuer à avancer.
Cette liberté n’est pas restrictive, elle inclut la coopération comme dans le cas des e-ssaims, groupes d’individus informels qui collaborent ensemble à la résolution de problèmes d’une manière plus efficace que des structures hiérarchiques.
Sa vision de l’humanité est ouverte et il y intègre à la fois les humains « normaux », les « auties » ou autistes surdoués qu’il considère comme une espèce à part, des néandertaliens recréés, des néo-dauphins et des néo-chimpanzés, des intelligences artificielles, des cyborgs, et même pourquoi-pas des extraterrestres qui adhèrent à sa vision.
Les choix technologiques du roman excluent toute possibilité de voyage supra-luminique, et c’est à partir de technologies à notre portée qu’il envisage les déplacements à travers l’espace, voile solaire propulsée par laser, frondes balistiques par exemple.

Et pour finir

Existence est un roman riche en idées, en concepts, en questions. Les réponses fournies sont celles de l’auteur, et même si on n’adhère pas à ses convictions les questions restent valides.
Mais surtout pour l’amateur de SFFF c’est un roman d’imaginaire, mêlant de façon originale, aventures, merveilleux voire fantastique, à une vision réaliste de la science à travers des personnages attachants.
A travers l’espace, à travers le temps, ici et ailleurs, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, un superbe roman de Hard Speculative Fiction.
Bonne lecture.

PS – critique à lire sur Le culte d’Apophis.

Aurora – Kim Stanley Robinson

« Mon ami , tu ne trouveras pas d’autres mondes,
Pas d’autres mers, pas d’autres planètes, nul endroit ou t’enfuir…
Tu es pris dans un nœud que tu ne pourras pas défaire,
Car la terre aussi est un vaisseau interstellaire.
 »

Cette traduction/transcription d’un poème de Constantin Cavafy résume le thème d’Aurora, livre fascinant aux niveaux multiples et qui demande un effort de lecture. Le thème du livre est un classique de SF, un vaisseau arche envoyé pour coloniser le système d’Aurora.

SYNOPSIS

L’histoire commence 160 ans après le lancement du vaisseau et suit Freya une adolescente, fille de Devi ingénieure en chef du vaisseau et de Badim. Freya, que Devi considère comme un peu lente, nous fait découvrir au travers de ses rencontres à la fois les différents biomes du vaisseau et les multiples cultures qui s’y sont développées durant le voyage au parmi les deux mille habitants qui y sont confinés.
Robinson auteur de Hard-SF, détaille de façon approfondie les mécanismes du vaisseau, de son écologie et de son fonctionnement en général. Ceci rend son écriture un peu ardue et demande un effort au lecteur.
Sans dévoiler le déroulement du récit, la richesse des thèmes abordés dans ce roman est foisonnante, trop peut-être.
La première partie nous conduit à l’arrivée du vaisseau à destination et aux premières tentatives de colonisation et de terraformation qui ne se passent pas sans embûches.
Dans la deuxième partie, les problèmes rencontrés entraînent une scission parmi les passagers du vaisseau, entre ceux qui veulent poursuivre les efforts de colonisation et ceux qui veulent revenir sur terre.
La troisième partie suit les partisans du retour qui se voient obligés par manque de ressources de confier la conduite du voyage à l’IA du vaisseau, constituée d’un réseau d’ordinateurs quantiques.
Dans la quatrième partie, le seul protagoniste est l’IA du vaisseau. Accède-t-elle à la conscience? Nous suivons toutes ses interrogations « algorithmiques » à propos des choix à effectuer pour mener ses passagers à bon port.
La dernière partie décrit le retour à la terre qui est bien différente de ce qu’elle était à leur départ et qui a connu elle aussi son lot de difficultés.

LECTURE

Lisez ce livre
Lisez le pour Freya qui est humaine, trop humaine.
Lisez le pour le vaisseau qui est connaissance devenue conscience.
Lisez le pour les biomes, arcologies écologiques à l’équilibre toujours remis en cause
Lisez le pour le voyage dans l’espace admirablement décrit.
Lisez le pour ses mondes à coloniser.
Lisez le pour sa science.
Lisez le pour …

Il y a tellement de choses dans ce roman, vous allez sauter des passages, revenir en arrière, essayer de comprendre, vouloir espérer, composer avec les échecs.

Certains parlent d’un ouvrage pessimiste, et c’est vrai qu’il n’y a pas de futur radieux ni pour les voyageurs ni pour ceux qui sont restés. La science qui y est proposée ne crée pas un monde idéal, les connaissances avancent en même temps que la conscience d’une complexité qui conduit à l’humilité. Les protagonistes humains ou IA ne sont ni des génies ni des héros, ni des dieux. Le chemin qu’ils suivent leur fait comprendre que l’important est de prendre soin de ce qu’ils ont et de ce qu’ils sont ensemble.

Complexe, fascinant, envoûtant, contemporain et intemporel, essayons de comprendre avec Freya nos forces et nos faiblesses pour faire le plein d’humanité.

Havensele Cité Blanche – Charlotte Bona

Après Cité noire, qui soulevait bien des interrogations, Cité blanche nous apporte des éléments de réponses. Mathilde découvre peu à peu la vie en Havensele, ses règles et sa hiérarchie parfois pesantes. Utopie ou Dystopie ? Pendant ce temps, la terre ne s’arrête pas de tourner. Thomas, préoccupé par les récents événements avec Mathilde et toujours profondément amoureux doit laisser à Alexian la gestion des émissaires, confrontés à une crise sans précédent en Asie centrale. Jonas participe aux projets de la fondation Andlauer mais envisage avec réticence son intégration à Havensele .
Toujours plus vite, ce deuxième tome, enrichi par la découverte de la vie en Havensele, poursuit le récit au rythme d’un thriller écologique et politique. On y découvre des conséquences inattendues de pollutions connues, une agence de renseignement américaine impitoyable, un coup d’état inquiétant en Asie centrale, et …
Cité, entité toujours aussi énigmatique, préoccupée par le sort de « ses enfants » et la destinée de la terre, mais pourquoi ? Sa présence, plus sensible dans ce deuxième roman, conserve cependant une grande part de mystère.
Ce deuxième tome de la trilogie d’Havensele, s’attarde moins sur les personnages eux-mêmes que sur les relations entre eux et les événements, il reste cependant porté par la personnalité de Mathilde dont on suppose qu’elle sera déterminante dans le troisième volume.
Encore une fois on attend la suite avec impatience.

Havensele Cité Noire – Charlotte Bona

Mathilde Morens, climatologue franco-suédoise travaillant sur la modélisation du changement de la mousson en Inde est menacée après avoir présenté des résultats controversés. Elle reçoit le soutien de la fondation Andlauer en la personne de Thomas Andlauer, séduisant play-boy millionnaire. Mais est-il seulement ce qu’il parait ? Quel est vraiment le but de la fondation? Quel est le lien avec ces visions qui apparaissent dans ses rêves. L’histoire qui débute sur un rythme de thriller, se complexifie avec l’apparition de la mystérieuse Cité, entité bienveillante mais impitoyable.
Ce premier tome centré sur les personnages pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses, et on se retrouve impatient de lire la suite.

Interview de l’auteur

Les Furtifs – Alain Damasio

Les furtifs, fifs, vifs, vite la vie a soulevé et emporté Lorca et Sahar. Tishka leur fille s’est fondue dans les angles morts de la ville pour s’épanouir dans les vibrations du vivant. Requête, quête, conquête, alors que Sahar abandonne, Lorca rejoint les chasseurs pour traquer les furtifs. Dans ce monde de 2041, à peine extrapolé de notre présent dans ses tendances narcissiques et commerciales, Lorca, irradiant d’amour pour Tishka et Sahar, va attirer dans son sillage tous ceux qui rêvent encore d’autres et d’ensemble.
Roman de manque et d’amour, de vif et d’action, politiquement engagé, on y retrouve l’écriture extraordinaire de la Horde du contrevent. Ici ce n’est pas le vent qui contraint le langage, mais la vibration sous toutes ses formes, mouvement, son, lumière. Alain Damasio essaie de mettre en mots la profusion de la vie des furtifs en inventant un nouveau temps, le présent conditionnel, le temps de la furtivité, ou l’action est plus rapide que la pensée, qu’elle féconde et transforme l’empêchant de se fixer.
En dépit de certains passages figés par une militance trop voyante, la fluidité du récit, l’inventivité du langage, la puissance de l’amour et de la volonté de vivre de Lorca, Sahar, Saskia et tous les autres, la richesse des concepts font des Furtifs un roman passionné et passionnant.

Le successeur de Pierre – Jean-Michel Truong

Le successeur de Pierre (Jean-Michel Truong) (Grand prix de l’imaginaire 2000)

Thriller Cyberpunk, SF Post-apocalyptique, Roman Historique, Traité Théologique, Critique sociale, en un peu plus de 500 pages le roman balaie tous ces domaines en suivant l’aventure immobile de Calvin. Celui-ci est un jeune hacker, qui n’a jamais connu que les cocons où la moitié de l’humanité est enfermée depuis la grande peste. A la recherche de la vérité sur Ada, brillante mathématicienne et Hacktiviste emprisonnée, il lance ses «saumons » dans une quête dans le cyberespace.

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Chroniques du pays des mères – Elizabeth Vonarburg

« Chroniques du Pays des Mères » d’Elizabeth Vonarburg. Un roman de SF ?

La SF est une promesse, une promesse d’un ailleurs merveilleux, le « merveilleux scientifique » des origines de la SF Française, ce merveilleux qui suscite l’étonnement et la surprise. L’ailleurs au sens relativiste, qui nous déplace dans l’espace ou dans le temps, du space-opéra et planètes étrangères aux uchronies en passant par les utopies ou dystopies.

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Seigneur de lumière – Roger Zelazny

« Ses disciples l’appelaient Mahasamatman et disaient qu’il était un Dieu. Il préférait cependant supprimer de son nom Maha- et -atman et se faire appeler Sam. Il ne prétendit jamais être un dieu. Comme jamais il ne prétendit ne pas en être un. Les circonstances étant ce qu’elles étaient, admettre l’un ou l’autre n’eût été d’aucun profit. A la différence du silence.
Il était entouré de mystère…. »

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La tétralogie noire de John Brunner


Quatre dystopies à l’épreuve du temps

John Brunner, écrivain britannique (1934-1995), a écrit entre 1968 et 1975 quatre de ses romans majeurs qui ont été appelés par les amateurs français de science-fiction « La tétralogie noire ». Ces romans situés dans un futur proche relèvent du courant qualifié à l’époque de « speculative fiction ». Chacun de ces romans est indépendant et présente un futur exagérant une ou plusieurs tendances du présent (des années 70) prédisant un avenir sombre.

Ces romans ne sont pas des dystopies à proprement parler puisqu’ils ne proposent pas de projet de société mais projettent les caractéristiques d’un présent dans des temps proches. Il est possible aujourd’hui de les passer à l’épreuve du temps, car Brunner a daté ces quatre romans.  Tous à Zanzibar  paru en 1968 se situe en 2010. L’orbite déchiquetée paru en 1969 se place en 2014. Le troupeau aveugle  paru en 1972 nous raconte la fin du XXième siècle. Sur l’onde de choc  paru en 1975 explore les années 2010.

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